06 janvier 2009

RALLYE DU VIVARAIS 2008

Une publication signée d'un inconnu ? La délicate question du rallye du Vivarais dans le bois de Païolive soulève beaucoup de polémiques. Passager ou fidèle lecteur de ce blog, qu'en pensez vous ? Les commentaires sont ouiverts, n'hésitez pas à vous exprimer...

Le blog c'est fait pour cela aussi ! cliquez sur l'article pour visualiser l'ensemble

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24 septembre 2008

recension (voir cahiers de Païolive n°1, p.211 à 214)

RECENSION 11 / REVIEW 11

LA PIERRE SÈCHE ET LA DOMESTICATION DE L'EAU DANS LE GRANZON

[PAYS DES VANS, ARDÈCHE)

 

Michel Rouvière, La pierre sèche et la domestication de l'eau dans le Granzon [pays des Vans, Ardèche méridionale], dans Cahiers de Païolive, No 1, 2008, 254 p. + 32 pl.

Le Granzon est un ruisseau à écoulement irrégulier du pays des Vans en Ardèche méridionale. Il se jette dans le Chassezac. Sa vallée, bien encaissée dans le calcaire, présente sur ses versants les vestiges de nombreuses terrasses dont les murs ou parets sont édifiés avec les pierres extraites de la roche  affleurante. Leur spectacle a poussé Michel Rouvière, spécialiste des aménagements agricoles en pierre sèche, à se pencher sur le rapport qu'il pouvait y avoir entre ces terrasses de versant et les aménagements hydrauliques construits dans le lit du ruisseau.

L'auteur s'intéresse en premier lieu à un barrage agricole en pierre sèche, dit clavade en français local, dont la particularité est d'être formé de pierres posées en délit, à la façon de claveaux. Cette disposition a le double avantage de laisser passer l'eau vers l'aval mais de retenir en amont les alluvions, lesquels peuvent ensuite être récupérés pour fournir de la terre. La clavade est différente de la levade (autre francisation locale), qui est un type de barrage agricole où les pierres sont disposées horizontalement et dont le rôle est de retenir l'eau et de permettre l'arrosage ou l'irrigation par gravitation au moyen de canaux.

Le barrage en pierres clavées étudié par l'auteur est situé en amont de plusieurs autres aménagements hydrauliques qui s'égrènent le long du Granzon. Il est implanté à la sortie d'un méandre étroit, encaissé entre les bancs de rocher (sans doute pour favoriser l'atterrissement des alluvions dans la rive convexe du méandre). Malgré le développement d'une végétation arbustive, quatre niveaux de dépôt sont encore observables, s'étageant depuis la rive droite jusqu'au milieu de l'ancien lit : résidus végétaux, terre ou terreau, sable, cailloutis, galets. Ces dépôts (à l'exception des galets) servaient à garnir les terrasses proches, construites par dérochement du terrain (et non pas simple épierrement). Curieusement, certaines de ces terrasses n'ont jamais été garnies de terre, signe d'un abandon de l'ouvrage pour des raisons indéterminées.

 

L'auteur passe ensuite en revue " les autres aménagements " rencontrés dans le lit du Granzon :
- cinq barrages du type levade, de faible hauteur, permettant de retenir l'eau et de la conduire par gravitation vers des jardins établis entre le rocher et le lit du ruisseau; des canaux, appelés béalières pour les plus grands, gorgas pour les plus petits, sont taillés dans le rocher ou confectionnés avec des lauses placées verticalement (et dans un cas avec un conduit de tuiles creuses scellées sur un lit de mortier de chaux);
- une série de chantepleures ou barbacanes réservés dans un mur de soutènement de terrasses, atteste la fonction de drainage de ce type d'ouvrage;
- des fontaines aménagées pour capter et retenir l'eau de résurgences (on est en pays calcaire); les bassins en sont couverts d'une voûte clavée en berceau et équipés d'un système de trop plein;
- un gué ou saute-ruisseau sur le chemin du mas de Granzon, avec un passage pavé pour les véhicules;
- une chaussée ou calade, pavée de moellons posés sur la tranche et coupée par endroits de coupe-eau obliques se déversant parfois dans un petit réceptacle où se déposent les résidus terreux entraînés par l'eau de ruissellement.

Une abondante iconographie (dessins à la plume avec ou sans mise en couleur, photos en couleur, les uns et les autres bien légendés) rendent la lecture de l'article didactique et attrayante.

Les divers ouvrages du lit du Granzon témoignent du travail des " paysans bâtisseurs " cévenols du XIXe siècle, poussés par la faim de terre liée à l'accroissement démographique de l'époque. Grâce à Michel Rouvière, ce travail sort de l'oubli où l'avait plongé le XXe siècle.

Autres recensions d'articles de Michel Rouvière :
- A Nieigles [Ardèche], les ouvrages en pierre sèche et l'évolution du paysage
- L'importance des aménagements en pierre sèche dans l'esthétique du paysage ardéchois
- Aménagements hydrauliques dans le bas Vivarais

 

27 septembre 2007

rectificatif

Rectificatif au bulletin d'information mis en ligne dans la rubrique "publications internes":

le bulletin N°6 donne le programme des activitées de l'association pour la fête de la science : la conférence de Philippe Barth sur le karst est le mardi 9 et non le lundi 8. Heure et lieu sont ceux indiqués.Un nouveau bulletin corrigé est disponible au téléchargement.

Avec toutes nos excuses pour cette erreur.

05 septembre 2007

c'est la rentrée !

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Balade Karst le 2 septembre 2007, en compagnie de Maurice LHOMME
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Stage de formation sur l'echolocation le week end du 1 et 2 septembre dirigé par Yves TUPINIER
 

Bonjour à toutes et tous qui vous intéressez de près ou de loin à l’association Païolive,

Le temps des vacances est terminé et la rentrée incite à venir visiter notre blog, les statistiques de visites parlent, ils ont battus tous les records depuis le 25 août dernier ! ! ! Vous avez été très nombreux cet été à vous intéresser à nos balades découvertes.

Pour les fidèles et les nouveaux venus je suis contente de vous retrouver sur le site du blog et du site de Païolive car j’étais parmi vous pour la dernière sortie du dimanche 2 septembre près de Banne en compagnie de notre guide passionné Maurice LHOMME. Je met en ligne dés aujourd’hui 63 photos qui illustrent cette belle balade dans le karst de Païolive. Dans le même temps un autre groupe se réunissait pour un stage de formation à l’écholocation par Yves TUPINIER. Deux ambiances, deux thématiques différentes en extérieur et intérieur, de jour et de nuit, toutes deux aussi passionnantes et qui ont remporté un vif succès.

J’étais partie en Grèce tout le mois d’août et je n’ai donc pu me joindre à vous pour les sorties de ce moment aussi je fais appel à tout ceux qui voudront bien confier leur photos illustrant ces différentes activités afin que je puisse les mettre en ligne, envoyez-les moi à mon adresse émail : paiolive@aol.com

J’invite aussi tout ce qui viennent nous visiter sur ce blog à laisser quelques commentaires pour enrichir les échanges, nous avons besoin de vos témoignages et vos avis.

Merci par avance !

Je vous souhaite à tous une belle et bonne continuation sur les traces et les chemins de Païolive et à très bientôt sur le blog…

RICHARD Sylvie

Architecte dplg

01 juin 2007

« Païolive ailleurs »

FESTIVAL NATURE DU PARC NATIONAL DES CEVENNES 2007-05-29

En 2006 l’association Païolive avait proposé quatre sorties thématiques sur le site de Païolive. Leur succès l’a encouragée à renouveler l’expérience, cette fois sur le thème de « Païolive ailleurs ». Qu’est-ce qui est suggéré par là ? Dès sa création l’association Païolive a voulu mettre en valeur une réalité d’ordre géologique, écologique et archéologique : le karst de Païolive n’est pas restreint à quelques zones pittoresques de la rive droite du Chassezac mais constitue un ensemble qui va depuis Banne jusqu’à La Beaume et comprend aussi le bassin de la Claysse  : tous les terrains calcaires, gras et reliefs ruiniformes, du Jurassique supérieur et du berriasien. Païolive est donc « ailleurs » que là où on le restreint habituellement. Cela suggère aussi que la découverte de Païolive en profondeur est toujours à poursuivre et que le mystère de ce site peut emmener plus loin qu’on ne le pense.

Cette année quatre sorties tenteront de communiquer cet émerveillement.

Le premier « ailleurs » sera celui de la fiction puisque le 3 juillet l’abbé Joseph Charaix emmènera « sur les chemins de Jan de Lune ». Le livre de Firmin Boissin en main les lieux emblématiques de cet épisode à la limite de la réalité et de la fiction seront visités et les épisodes correspondants lus dans le Bois. Le rendez-vous est fixé à 8 heures 30 devant le VVF de Casteljau sur la D 452.

Le second « ailleurs » sera celui, plus prosaïque mais non moins évocateur de celui des chemins, depuis ceux empruntés par les Romains jusqu’aux chemins muletiers. C’est Pierre-Albert Clément, historien des voies de communication qui commentera la promenade et évoquera tous les souvenirs qui peuvent animer ces chemins. La sortie est programmée pour le 20 juillet. Le rendez-vous est fixé à 8 heures 30 au parking du Centre d’accueil des Vans. Il dédicacera le lendemain à la Librairie Vandromme son dernier ouvrage sur les chemins muletiers.

Le troisième « ailleurs » de Païolive sera le site des Divols avec ses lapiaz et ses dolmens. C’est Maurice Lhomme qui emmènera le groupe dans ce site moins connu mais remarquable et typique du karst de Païolive. Le rendez-vous est fixé le 19 août à 8 heures 30 devant la gare de Beaulieu.

Le quatrième « ailleurs » est celui des Champs-Grands sur la commune de Banne, remarquable pour ses rochers ruiniformes, sa végétation plus méditerranéenne et ses architectures de pierre sèche. La sortie sera guidée par Maurice Lhomme. Le rendez-vous est fixé à 9 heures, place du Fort à Banne.

Toutes ces sorties sont gratuites et une carte réalisée par Maurice Lhomme sera remise aux participants comme outil d’interprétation.

Renseignements : 06 76 22 23 19

Un DVD de 15 minutes a été réalisée par l’association Païolive et la Grotte de la Cocalière  : A pied dans le bois de Païolive avec Gil Jouanard. Sur des textes de Gil Jouanard et avec de nombreuses photos il constitue une excellente préparation à une découverte du Bois. Le demander à l’association ou à la Librairie Vandromme (5 euros).