17/01/2012

ETUDES SCIENTIFIQUES 2011

Cette année, le travail et les efforts des naturalistes et scientifiques fut encore abondant, diversifié et riche de nouvelles connaissances.

Une plongée au coeur du Vivant qui vient nous rappeller combien cet espace mérite toute notre attention.

Vous pourrez prendre connaissance de la synthèse des travaux scientifiques réalisés en 2011 en cliquant sur la photo !

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15/04/2010

Indice de Biodiversité Potentiel

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En ce mois d'Avril  2010, l'Association est heureuse d'accueillir pour 10 semaines, réparties d'avril à fin juillet, Marie Dolidier, étudiante en BTS-GPN au Lycée Olivier de Serres d'Aubenas, pour un stage d'étude dont le thème sera la mise en oeuvre d'un nouvel outil d'analyse : l'Indice de Biodiversité Potentiel.

Lors de cette première journée, la présence d'Alain Givors, Expert Forestier et Président de Prosilva France, a permis une première expérimentation de l'outil. La pratique de terrain mettra vraisemblablement à jour la nécessité d'envisager des adaptations spécifiques à notre milieu.

L'étude de la typologie des stations forestières du Bois de Païolive, permettra de fournir des indications précieuses sur les parties les plus intéressantes en matière de biodiversité.

 

 

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30/03/2010

ETUDE DES MICRO-MAMMIFERES

Les 5, 6 et 7 mars, Jean-François Noblet était à Païolive pour lancer l'étude des micro-mammifères qui doit se dérouler en 2010. Il en a réalisé déjà une semblable dans le Parc Naturel Régional des Monts d'Ardèche en 2005. Une première séance de travail a réuni aux Vans près de 18 personnes, motivées a priori pour participer à l'étude. Celle-ci requiert en effet la participation de nombreux observateurs. Le piégeage qui sera effectué par quelques personnes ne saurait suffire. Mais il y a de multiples occasions de participer à l'étude en récoltant des cadavres ou des ossements de micro-mammifères. Il faut rechercher :

- les pelotes de réjections de rapaces dans les clochers, les greniers, les entrées de grottes, les arbres creux.

- les cadavres capturés par les chats

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- observations directes de : taupes, rats taupiers, rats, souris, loirs, lérots, muscardins, hérissons en indiquant date et lieu.

- enfin, une soubouteille.jpgrce d'observations à la portée de tous est la découverte des bouteilles ou canettes vides abandonnées dans la nature. Les dépôts de déchets sont donc peu attirants pour nous, mais très favorables à notre enquête. Souvent ces récipients contiennent des cadavres de souris, de mulots ou de musaraignes qui sont restés captifs à l'intérieur. Même s'il n'en reste que quelques débrits ou ossements, il faut les récupérer et les mettre simplement dans un flacon avec de l'eau.

Par ailleurs, toutes les observations directes de : taupes, rats taupiers, rats, souris, loirs, lérots, muscardins, hérissons avec date et lieu seront les bienvenues.

Les résultats seront très importants pour évaluer l'évolution de cette part de la biodiversité car on dispose sur le site de données des années 1980. Les mêmes espèces seront-elles au rendez-vous ou auront-elles disparu ? La question se pose notamment pour le campagnol amphibie, observé autrefois à Beaulieu.Cette espèce est de plus en plus rare et nous vous recommandons d'inspecter systématiquement les berges des cours d'eau, grands ou petits.

Avec le printemps, ces animaux vont se réveiller ou devenir plus actifs, nous vous remercions d'avance de vos observations et collectes.

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N'hésitez pas à nous contacter ou nous rendre visite au local de l'Association pour information, conseil, aide.

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Le Campagnol amphibie, appelé aussi rat d'eau, ne passe pas inaperçu. Les traces de son activité sont nombreuses :

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crottiers, réfectoires avec restes de graminées, terriers (6cm de diamètre, dans la berge, entrée souvent submergée)

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24/09/2008

recension (voir cahiers de Païolive n°1, p.211 à 214)

RECENSION 11 / REVIEW 11

LA PIERRE SÈCHE ET LA DOMESTICATION DE L'EAU DANS LE GRANZON

[PAYS DES VANS, ARDÈCHE)

 

Michel Rouvière, La pierre sèche et la domestication de l'eau dans le Granzon [pays des Vans, Ardèche méridionale], dans Cahiers de Païolive, No 1, 2008, 254 p. + 32 pl.

Le Granzon est un ruisseau à écoulement irrégulier du pays des Vans en Ardèche méridionale. Il se jette dans le Chassezac. Sa vallée, bien encaissée dans le calcaire, présente sur ses versants les vestiges de nombreuses terrasses dont les murs ou parets sont édifiés avec les pierres extraites de la roche  affleurante. Leur spectacle a poussé Michel Rouvière, spécialiste des aménagements agricoles en pierre sèche, à se pencher sur le rapport qu'il pouvait y avoir entre ces terrasses de versant et les aménagements hydrauliques construits dans le lit du ruisseau.

L'auteur s'intéresse en premier lieu à un barrage agricole en pierre sèche, dit clavade en français local, dont la particularité est d'être formé de pierres posées en délit, à la façon de claveaux. Cette disposition a le double avantage de laisser passer l'eau vers l'aval mais de retenir en amont les alluvions, lesquels peuvent ensuite être récupérés pour fournir de la terre. La clavade est différente de la levade (autre francisation locale), qui est un type de barrage agricole où les pierres sont disposées horizontalement et dont le rôle est de retenir l'eau et de permettre l'arrosage ou l'irrigation par gravitation au moyen de canaux.

Le barrage en pierres clavées étudié par l'auteur est situé en amont de plusieurs autres aménagements hydrauliques qui s'égrènent le long du Granzon. Il est implanté à la sortie d'un méandre étroit, encaissé entre les bancs de rocher (sans doute pour favoriser l'atterrissement des alluvions dans la rive convexe du méandre). Malgré le développement d'une végétation arbustive, quatre niveaux de dépôt sont encore observables, s'étageant depuis la rive droite jusqu'au milieu de l'ancien lit : résidus végétaux, terre ou terreau, sable, cailloutis, galets. Ces dépôts (à l'exception des galets) servaient à garnir les terrasses proches, construites par dérochement du terrain (et non pas simple épierrement). Curieusement, certaines de ces terrasses n'ont jamais été garnies de terre, signe d'un abandon de l'ouvrage pour des raisons indéterminées.

 

L'auteur passe ensuite en revue " les autres aménagements " rencontrés dans le lit du Granzon :
- cinq barrages du type levade, de faible hauteur, permettant de retenir l'eau et de la conduire par gravitation vers des jardins établis entre le rocher et le lit du ruisseau; des canaux, appelés béalières pour les plus grands, gorgas pour les plus petits, sont taillés dans le rocher ou confectionnés avec des lauses placées verticalement (et dans un cas avec un conduit de tuiles creuses scellées sur un lit de mortier de chaux);
- une série de chantepleures ou barbacanes réservés dans un mur de soutènement de terrasses, atteste la fonction de drainage de ce type d'ouvrage;
- des fontaines aménagées pour capter et retenir l'eau de résurgences (on est en pays calcaire); les bassins en sont couverts d'une voûte clavée en berceau et équipés d'un système de trop plein;
- un gué ou saute-ruisseau sur le chemin du mas de Granzon, avec un passage pavé pour les véhicules;
- une chaussée ou calade, pavée de moellons posés sur la tranche et coupée par endroits de coupe-eau obliques se déversant parfois dans un petit réceptacle où se déposent les résidus terreux entraînés par l'eau de ruissellement.

Une abondante iconographie (dessins à la plume avec ou sans mise en couleur, photos en couleur, les uns et les autres bien légendés) rendent la lecture de l'article didactique et attrayante.

Les divers ouvrages du lit du Granzon témoignent du travail des " paysans bâtisseurs " cévenols du XIXe siècle, poussés par la faim de terre liée à l'accroissement démographique de l'époque. Grâce à Michel Rouvière, ce travail sort de l'oubli où l'avait plongé le XXe siècle.

Autres recensions d'articles de Michel Rouvière :
- A Nieigles [Ardèche], les ouvrages en pierre sèche et l'évolution du paysage
- L'importance des aménagements en pierre sèche dans l'esthétique du paysage ardéchois
- Aménagements hydrauliques dans le bas Vivarais

 

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01/06/2007

Ephémérides

27 mai : premier relevé du grand piège Malaise posé à La Cocalière par Henri-Pierre Aberlenc : moisson abondante. A La Cocalière a été trouvé un mâle de Lucane de près de 8 cm de long, le plus gros trouvé récemment sur le secteur.

Jeudi 31 et vendredi 1 juin : visite à Païolive d’Annick-Schnitzler-Lenoble, spécialiste d’écologie forestière, auteure d’un ouvrage sur l’écologie des forêts naturelles. Le but est de préciser certains sujets d’étude et de mettre au point une argumentation scientifique pour éviter des ouvertures massives de clairières à Païolive sous prétexte de maintenir des « milieux ouverts ».

Vendredi 1 juin : commencement du stage de Lucas Fovet.

Lucas Fovet est élève en BTS au Lycée Olivier-de-Serres d’Aubenas. Il va faire un stage de deux mois à Païolive sous la direction de Jean-Paul Mandin et de Vincent Hugonnot. Le but est de poursuivre l’inventaire des Mousses.

13:50 Publié dans ETUDES | Envoyer cette note |  Facebook

ETUDES SCIENTIFIQUES

- Des analyses phytosociologiques sont réalisées par le Conservatoire Botanique du Massif Central.

 

- entomologie : deux pièges Malaise sont posés l’un à Pléoux et l’autre à La Cocalière , de 6 mètres de long et de 3 mètres de haut. Il sont relevés chaque semaine.

 

- Poursuite de l’inventaire des mousses avec Lucas Fovet sous la direction de Vincent Hugonnot.

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30/05/2007

piège à insectes pour étudier la biodiversité

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 Etude en cours à la Cocalière pour inventorier la biodiversité du territoire de Païolive

c'est un piège à insectes d'interception, qui intercepte les insectes en vol (il n'est pas attractif), la forme du piège les canalisant vers les 2 bocaux aux extrémités, où ils sont recuillis

On choisit de mettre ce type de piège dans des endroits où l'on estime qu'il y a du passage, ici en lisière bois-clairière

c'est un outil très efficace pour inventorier la biodiversité : on trouve ainsi de nombreux coléoptères, hyménoptères, diptères, etc très difficles ou impossible à trouver autrement.

Henri-Pierre Aberlenc, assistant de recherche en entomologie, CIRAD

visiter le site http://www.montpellier.inra.fr/CBGP/aberlenc.htm

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